Écholocation ou écholocalisation : Définition et animaux qui l'utilisent

Écholocation ou écholocalisation : Définition et animaux qui l'utilisent

Il y a des animaux capables de "voir" des sons grâce à une caractéristique qui leur permet de survivre dans des environnements compliqués. Bon nombre de ces sons utilisés pour se localiser ne sont pas perceptibles par les êtres humains ! Vous rendez-vous compte de toutes les perspectives de vie qui nous échappent ? Si vous voulez en apprendre plus à ce propos, cet article Écholocation ou écholocalisation : Définition et animaux qui l'utilisent de ProjetEcolo est fait pour vous, car on vous dira tout sur l'écholocalisation ou l'écholocation et sur les animaux qui l'utilisent !

Bonne lecture !

Qu'est-ce que l'écholocation ou écholocalisation - Définition

L'écholocalisation, ou l'écholocation, est un système utilisé par certains animaux pour s'orienter dans leur environnement. Grâce à l'interprétation d'ondes sonores, ces animaux sont capables d'éviter les obstacles, de trouver leur nourriture, leurs proies et prédateurs. Elle n'a rien à voir avec l'audition car l'écholocalisation permet aux animaux qui l'utilisent de "voir" grâce au son, c'est-à-dire qu'ils peuvent déterminer la distance à laquelle ils se trouvent, dans quelle direction ils se dirigent et la taille des objets qui se mettent sur leur chemin ou des autres animaux qui se déplacent.

Elle est utilisée par des animaux qui vivent dans des environnements où la vue est inefficace et où ils doivent faire appel à d'autres outils afin de pouvoir se déplacer dans leur environnement. Un clair exemple de tout ça sont les animaux nocturnes qui ne peuvent pas compter sur leur vue, ou les mammifères marins qui vivent dans l'obscurité océanique. Par exemple, dans les profondeurs marines, l'absence de lumière impose aux animaux l'utilisation de ce système pour naviguer et chasser efficacement.

Types d'écholocation ou écholocalisation

L'écholocation existe chez différents animaux et tous n'ont pas la même morphologie. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il y a plusieurs types d'écholocalisation en fonction de l'organe de réception :

  • Écholocation avec l'organe le melon : les ondes sont captées par l'organe du melon situé sur le front des mammifères marins à dents (cétacés odontocètes). Le melon est composé de lipides et il permet d'absorber avec grande efficacité les ondes.
  • Écholocalisation auditive : dans ce cas les ondes sont captées par les oreilles des animaux. Un clair exemple d'animal utilisant ce type d'écholocalisation est la chauve-souris.

L'écholocalisation peut aussi être classée en fonction du son émis. Quant à la fréquence utilisée, elle peut être classée des manières suivantes :

  • Écholocation ultrasonique : caractérisée par sa capacité à écouter des ondes sonores très hautes qui sont imperceptibles pour l'ouïe humaine. À partir de ces ondes ultrasoniques, les animaux peuvent obtenir des informations comme la direction, la vitesse ou la distance d'un objet analysé.
  • Écholocalisation infrasonique : caractérisée par sa capacité à capter des sons de basse fréquence qui sont imperceptibles par l'ouïe humaine. Elle est très utile pour les distances plus éloignées et elle est surtout utilisée pour détecter des objets statiques. Par exemple, certains grands cétacés utilisent cette technique pour communiquer sur de longues distances.

Quant à la modulation de la dite fréquence, elle peut être classifiée de la manière suivante :

  • Fréquence constante (CF) : émet un seul son, à une seule fréquence, principalement utilisé pour distinguer les distances.
  • Modulation de fréquence (FM) : émet des fréquences différentes afin de distinguer les objets. Elle est utilisée dans les habitats à végétation dense.
  • Fréquence combinée : ici, les deux fréquences et les informations que chacune peut fournir sont combinées, permettant une analyse plus précise de l'environnement.

Comment fonctionne l'écholocalisation ?

L'écholocation est aussi appelée biosonar. Elle utilise deux composants principaux : la morphologie de l'animal et l'émission du son.

Les animaux qui ont cette capacité lancent des ondes de son, normalement imperceptibles par les humains, avec le but qu'elles rentrent en collision avec un objet déterminé. Le son revient sous la forme d'écho jusqu'à la structure réceptrice de ces ondes. Plus tard dans cet article, on vous parlera de quelques animaux qui utilisent l'écholocation afin que vous puissiez mieux comprendre le fonctionnement de ces organes. Une fois l'information reçue, l'animal peut interpréter combien de temps a mis le son pour revenir ou comment s'est interrompue l'onde émise afin de pouvoir reconstruire la taille de l'objet, vers où il se dirige et de quoi il s'agit.

Pour que l'écholocation soit efficace, les animaux qui l'utilisent doivent avoir une grande sensibilité aux échos, une ouïe directionnelle, la capacité de réduire au silence les objets qui ne leur sont pas nécessaires et un cerveau hautement qualifié pour pouvoir interpréter les informations. À cet égard, les recherches montrent que les dauphins ont un cerveau particulièrement bien adapté à cette tâche, leur permettant de détecter des proies même dans des eaux troubles.

Écholocalisation des chauves-souris (ordre des chiroptères)

Les chauves-souris émettent des sons grâce à leur larynx. Ces sons sont à la fois des fréquences modulées et constantes. Certaines, avec leur langue, peuvent émettre des clics ou des pops audibles par l'homme. Elles ont une étrange capacité à ne pas être assourdies par le son qu'elles émettent, ceci est dû à certains de leurs os de l'oreille qui sont séparés afin de réduire leur sensibilité auditive.

Une fois le son émis, l'écho rebondit sur l'objet et est capté par le tragus, un morceau de peau qui dépasse de l'oreille de la chauve-souris. En interne, elles ont des récepteurs qui détectent le changement de fréquences. Ses multiples plis aident également à cette prise d'écho. Par ailleurs, il convient de souligner que certaines espèces de chauves-souris peuvent adapter la fréquence de leurs cris en fonction de la complexité de leur environnement, un mécanisme qui leur permet de chasser efficacement dans des forêts denses.

Écholocalisation des dauphins (famille Delphinidé)

Il est difficile pour les mammifères de voir sous l'eau en raison de la turbidité, mais grâce à l'écholocation, ils ont pu maîtriser leur environnement. Les dauphins émettent des clics ou des claquements au travers de leur nez et ceux-ci sont lancés dans leur environnement pour être renvoyés dans le melon du dauphin. Il convient également de mentionner qu'ils peuvent émettre des sifflets, mais ceux-ci sont uniquement destinés à la communication.

Les études ont montré que les dauphins peuvent distinguer entre différents types de poissons et déterminer leur taille grâce à l'écholocation. Cette capacité est essentielle pour leur survie, surtout lorsqu'ils chassent en groupe dans les eaux profondes où la visibilité est limitée.

Salanganes (Aerodramus spp.)

Les chauves-souris et les odontocètes sont des écholocateurs par excellence. Cependant, ces martinets constituent un cas exceptionnel parmi les oiseaux. Ils dorment dans des grottes sombres, et ils utilisent donc ce système de localisation pour trouver un abri. Ils émettent des clics perceptibles par l'homme. Dans les zones plus sombres, ils émettent des clics plus fréquents pour obtenir plus d'informations. Ce mécanisme est crucial pour éviter les collisions dans l'obscurité totale des grottes où ils vivent.

Guacharo des cavernes (Steatornis caripensis)

Les oiseaux sont généralement diurnes, mais ces oiseaux sont nocturnes et ils s'appuient sur l'écholocation pour se nourrir. Ils dorment et se reproduisent dans des grottes. Ils émettent des claquements ou des clics d'écholocation à l'aide de leurs muscles bronchiolatéraux. À ne pas confondre avec les cris, qui sont émis à des fins de communication. Ces oiseaux et les martinets mentionnés sont les seuls à posséder l'écholocation. Il convient de noter que le guacharo des cavernes utilise principalement l'écholocation pour naviguer dans l'obscurité, mais il s'appuie aussi sur son ouïe fine pour localiser ses proies dans les habitats denses.

Musareignes (Famille Soricidae)

D'autres animaux qui possèdent un système similaire à l'écholocation sont les musaraignes (petits mammifères insectivores). Ils peuvent émettre des clics vocaux, mais ils n'émettent pas d'ondes spécialisées, comme les odontocètes ou les chauves-souris. Ces clics sont utilisés à faible distance, mais au-delà de leurs moustaches, et uniquement pour se renseigner sur leur environnement. Bien que rudimentaire comparé à d'autres animaux, ce système aide les musaraignes à se déplacer dans des environnements complexes et à localiser leur nourriture.

Plus d'animaux qui utilisent l'écholocalisation

Pour conclure notre article, on a eu envie de vous mentionner plus d'animaux qui utilisent l'écholocalisation :

  • Hyperoodontidae (famille Ziphiidae)
  • Beluga (Delphinapterus leucas)
  • Orque (Orcinus orca)
  • Marsouins (famille Phocoenidae)
  • Baleine grise (Eschrichtius robustus)
  • Dauphins d'eau douce (superfamille Platanistoidea)

Il est fascinant de constater à quel point l'écholocation est répandue dans le règne animal et comment elle a évolué différemment selon les besoins spécifiques des espèces. Ces adaptations démontrent la diversité et la complexité des stratégies de survie développées par les animaux au fil du temps.

Si vous souhaitez lire plus d'articles semblables à Écholocation ou écholocalisation : Définition et animaux qui l'utilisent, nous vous recommandons de consulter la catégorie Faits insolites sur les animaux.

Bibliographie
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